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Statement

 

Jürgen EHRE
( France )

Zeichnung; Malerei


Jürgen EHRE - Der Zauberkreis  Zeichnung, Malerei

Der Zauberkreis… les crânes

Un grand cri de douleur passa sous ce ciel sombre, une plainte, une voix du mystère, venue de loin, chargée de larmes, noyée dans les ténèbres… seule une petite flamme vacillait encore sur un cierge immobile…elle en eut le sang glacé…

Un froid de loup se fit sentir et la tempête se déchaîna sur ce mur noir, assombri de mystère ; et puis, un grand silence tombait, troublé à peine par le pas d’un fauve…

Une plainte rauque se perdait à l’horizon très lointain, d’une douceur mourante, au milieu d’un battement de cœur affolé…
Ce fut l’haleine de la tempête qui s’étalait autour d’un lac d’ombre sur lequel passaient des frissons, chargés d’angoisse ; des faisceaux luisaient ici et là… annonciateurs de quelque destin…

Une fanfare mourante, déjà comme engourdie de sommeil, perçait l’air épais… une sensation qui pesait dans l’ombre croissante, un miroir immobile, effroyable, sans nom encore, comme un bruit de galop, au fond de l’inconnu…

Un râle subit sortait comme un cri étouffé de mort suivi d’un effrayant silence ; un souffle glacé, anéanti de sommeil et d’angoisse couru sur la terre durcie, une aube de deuil se levait parmi les brumes couleurs …

Alors, doucement, il prit la tête du cheval mourant dans ses bras et déposa des baisers sur ses naseaux frémissants… la bête hissa dans un dernier effort sa puissante tête, le regarda de ses grands yeux étonnés… déjà vides, qui ne l’avaient pas quitté et d’où coulaient des grosses larmes… le monde qui allait s’abriter derrière le brouillard … à jamais. Il pleurait comme un homme ; dans une dernière plainte, si effroyablement douloureuse, que l’air en tremblait.
Ses grands yeux élargis, pleins d’une épouvante triste se troublèrent et s’éteignirent… et de grands frissons convulsifs couraient sur sa peau… avant de mourir..

Et déjà le crâne s’agitait, le masque tremblait à côté, pleurant de longues boucles d’or, mêlés de signes néfastes… une couronne imposait l’apaisement… des bras se tendirent, les mains chargées d’or… seul une plume, attachée au cœur, s’envola, légère, vers le futur… elle emplissait l’air autour d’elle, comme d’une caresse… laissant derrière elle le cri de la bête mourante et les ossements glacés du temps parcouru…

Jürgen EHRE, Paris 04/04/2015

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