Sophie est née en 1960.
Diplôme d'Etudes Approfondies en Anthropologie et Sociologie comparées à Paris V- Sorbonne en 1987.
Etudes de Restauration et Conservation des biens culturels à la M.S.T de Paris I - Tolbiac, de 1988 à 1990.
Diplôme de Restauration, spécialisation en tableau de chevalet, de bois polychrome et de peinture murale à l’Académie des Beaux-arts de Varsovie en 1995.
Diplômée en dessin et en peinture de la même Académie.
Expositions collectives :
Académie des Beaux-arts de Varsovie, Pologne, 1994 et 1995.
Salon d'Art D'Ursynow à Varsovie, Pologne, 1994;
Ambassade de Pologne à Washington, USA, 1997
Expositions individuelles :
1995, Expo Art, Hôtel de ville de Turckheim, France. - 2004, Société Générale Saint Dominique, Paris, France. - 2008, Dr Koehler GmbH, Braunschweig, Allemagne . -2008, Dom Polonii, Cracovie, Pologne. - 2009, Musée de l’Archevêché, Poznan, Pologne. - 2009, Galerie Evelyne Heno, 27 rue Casimir Perier 75007 Paris, France. -2010, Galerie 117, 117 rue Saint-Dominique, 75007 Paris, France. - 2010, Musée du Diocèse, Pelplin, Pologne. - 2010, "Fort Blaucapel", Utrecht, Hollande. - 2010, "Galeria Autoska", Bydgoszcz, Pologne. - 2010, Mairie du VII, 116 Rue de Grenelle, 75007 Paris, France. - 2011 "Société Générale Saint Dominique", 106 rue Saint Dominique, 75007, Paris, France. - 2011, "Société Générale Paris-Breteuil" , 78, avenue de Breteuil, 75015 Paris, France. - 2011, Sala Ceramista Gimeno, Manises, Valence, Espagne. - 2012, Sala Delger, Caldes de Montbui, Barcelone, Espagne.
Exposition à venir: France, 81170 Cordes-sur-ciel, Musée d'Art Moderne et Contemporain, Maison du Grand Fauconnier-Grand rue Raimond VII, du1 au 27 Juin 2013.
« Sophie PRINS-GAPINSKI arrière-arrière petite fille de l'impressionniste Pierre PRINS, est diplômée de la Chaire de restauration et conservation de l'Académie des Beaux-arts de Varsovie, Pologne. En tant que restauratrice, elle pourrait se limiter à un travail scrupuleux, lié à une connaissance parfaite des technologies des anciens maîtres ainsi qu'à un respect total des œuvres auxquelles elle a à faire. Nous admirons en effet ses copies des maîtres des XIV et XVIIème siècles réalisées avec soin. Elles montrent bien le style de ces deux époques et c'est d'un coup de pinceau précis qu'elle réussit à rendre le dessin, la couleur et le climat des tableaux d'après lesquels elle a travaillé. Cependant, outre son portrait typique de restaurateur et de copiste, effectuant un travail minutieux et de grand labeur, important pour la culture, Sophie est aussi une artiste peintre qui se sent bien parmi les grands formats qu'elle peint avec spontanéité et élan. Elle est donc l'exception à la règle. Elle est aussi une artiste pour qui la peinture est un domaine suscitant, chez elle, émotion et enthousiasme. On regarde avec plaisir ses potirons projetés sur la toile à coups de pinceaux rapides et agités, aux couleurs chaudes et sensibles. L'étonnante facture, les lumières et les formes audacieuses de ses grands collages à motifs de feuilles d'arbres surprennent également ». Maria LUSZCZKIEWICZ-JASTRZEBSKA, "Maria JAS" Artiste-peintre
«… Les tableaux dans lesquels s’exprime le plus librement la fantaisie de l’artiste représente des feuilles géantes issues d’un arbre improbable. Pour créer ces œuvres à la fois figuratives et abstraites, le peintre a usé de matériaux composites : papiers, gaze, grain de sable, pétales de fleurs, thé. Ces variations végétales se déclinent en brun, en jaune, en gris ou en violet. Leurs couleurs sont chaudes et douces, automnales. A la manière des paysages de Dubuffet, la surface des tableaux présente toutes sortes d’aspérités, comme des micro-tableaux insérés dans le tableau. » Pierre SEJOURNET in Dernières Nouvelles d’Alsace, n° 204, 3/09/1995
« Sophie Prins-Gapinski crée une nouvelle réalité qu'elle immortalise à travers ses peintures et ses collages. Cette réalité est ni tout à fait déterminée ni unique. Mais nous ne percevons pas non plus le soleil ni les étoiles d’une manière directe, nous les observons tels qu’ils existaient a des années-lumière de nous et nous les voyons a travers l’espace, le vent, le voile de nos habitudes et de nos coutumes.
Le monde qui nous entoure a tous les moyens de nous leurer. Indépendamment de ce que pourrait être la beauté du monde, le regard que nous portons sur lui n'est que le fruit d'une illusion difficilement compréhensible. C’est pour cette raison que nous tentons de définir notre propre réalité, celle que nous imaginons, en tâchant de créér des œuvres d’art. C’est ce désir qui motive l’action de Sophie Prins-Gapinski.
Son travail, délicat et poétique a malgré tout des formes et des matières audacieuses. Leur poétique est soulignée par des significations multiples. Leur construction décidée disparaît, cachée derrière des couleurs tendres et scintillantes qui s’interpénètrent à l’intérieure des couches de matières.
L’auteur s’adresse à nous dans une langue picturale qui nous est connue depuis de nombreuses années mais elle utilise malgré tout des procédés de l’art contemporain. La particularité de son travail –l’objet d’art- trace d’expériences personnelles- semble tant unique qu’universel, ce qui en fait sa valeur créative.
Les travaux de Sophie Prins-Gapinski ont réussi a capter la fraîcheur du regard sur des motifs que nous connaissons, qui malgré tout nous émeuvent une fois de plus et attirent notre attention. La modestie et la justesse du choix des matières répondent à l’invention iconographique et à l’habileté étonnante de la vision plastique de l’artiste." Wojciech MÜLLER, artiste-plastique, Recteur de l'Académie des Beaux-arts de Poznan, Pologne, 10 /2008.
Collages de Sophie Prins-Gapinski : une nature entre songe et réalité
L’œuvre de Sophie Prins-Gapinski propose une interprétation sensible et poétique de la nature environnante, de son caractère changeant et de sa fugacité. Métamorphoses, écorces, reflets, compositions vues du ciel… autant de séries et de thèmes que l’artiste décline pour exprimer l’impermanence des choses de ce monde.
A la limite entre abstraction et figuration, certains tableaux laissent deviner des formes réelles dans un foisonnement de signes et de textures. On distingue, dans la série des compositions liées à la mer et à la glace, ici, l’ombre d’une algue sous-marine, là, le reflet d’un glacier, tandis que la série des écorces donne à voir l’enveloppe d’arbres imaginaires, numérotés telle une étude botanique. Caractère presque inquiétant du monde aquatique ou mystères de la flore terrestre, la nature ainsi réinterprétée par l’artiste constitue un univers entre songe et réalité.
La série des métamorphoses témoigne de ce monde imaginaire qui tend à l’abstraction. Le motif s'y déploie dans d’infinies variations, tissant la trame d’une composition ornementale, sans commencement ni fin, dans un raffinement proche de l’art des estampes japonaises. Le support, à première vue plan et lisse, révèle en s’approchant une matière fébrile, vivante: effets de relief, plissures, craquelures...
La singularité du travail de l’artiste tient en effet à cette faculté à apprivoiser et à transformer une matière brute pour en extraire une délicatesse et une poésie qui lui sont propres.
Les matériaux, issus de la nature, sont ainsi récoltés, séchés, travaillés puis collés sur le papier selon des compositions minutieuses qui laissent pourtant place au hasard. Pelures de légumes bulbes, coquilles d’œuf, grains de sable et autres résidus se superposent, s’amalgament et se dispersent, avant de devenir, une fois saisis par la colle, feuilles géantes, fleurs maléfiques ou autres écorces mystérieuses…
L’œuvre de Sophie Prins-Gapinski exprime dans une attention au matériau le plus dérisoire soit-il, le caractère précieux du monde qui nous entoure, sa beauté et sa fragilité. Elle invite par là-même à une réflexion plus que jamais d'actualité sur notre environnement premier... Mathilde LeCoutour, in http://www.lescercles.fr/arts/peinture/art-moderne, 11 / 2009
Poème dans les tons gris Les collages et dessins de Sophie Prins-Gapinski, présentés à l’exposition de la Galerie d’Auteurs (du 5 au 25 août 2010), forment une interprétation originale de motifs végétaux et d’abstractions organiques. Ils font penser à des estampes japonaises bien que ce soit plutôt des impressions sur le thème de la nature, influencées par l’art Oriental.
Ils se révèlent dans une riche gamme de gris, aux nuances de couleurs bruyères, bleutées, vertes, beiges et orangées. Parfois la couleur éclaircie coexiste avec un noir « usé ». Les travaux exposés sont sublimés par la matière utilisée qui crée la texture ainsi que par un éventail de couleurs et de tons délicats. Composées et enfermées dans des formes étroites de style « japonisant », certaines œuvres sont ouvertes, d’autres soigneusement composées, parfois unilatérales.
Des fleurs et des feuilles délicates de plantes indéfinies, réalisées dans la technique du collage, ont été surprises en groupe ou bien ont été jetées au vent pour se retrouver sur la surface du tableau en compositions ouvertes. Elles apparaissent sur un fond d’un gris laiteux, beige ou couleur lilas comme sorties du brouillard qui enrobe tout et leur donne une atmosphère particulière. Au cœur de cet environnement spécifique, les plantes à la substance « dense » et « «colorée » réclament leur existence propre.
Seul un amateur d’art attentif et recueilli peut apprécier la subtile beauté de ces formes végétales, avant de saisir le sens de la représentation de ces lignes abstraites dans sa totalité. Nous croyons alors distinguer un monde vivant, organique, telles les prémices d’« êtres » mieux organisés, immergés dans un monde aquatique et plongés dans un espace pictural suggéré.
Plus loin nous trouvons des collages aux formes plus « indéfinies », entre trainée gris-clair et veine colorée, qui nous font reculer encore plus profondément dans le cycle de l’évolution des espèces.
Mais au départ de cette réflexion intellectuelle, exprimée par un « langage plastique », il y a la technique et la matière utilisée par l’artiste. Le support des collages est constitué de papiers colorés, collés à plats ou de manière texturée, qui créent un sentiment de mélancolie automnale, d’hiver glacé ou tentent encore de représenter l’impression des sombres profondeurs d’un lac.
De fines feuilles de papier ou de tulle, parfois trouées, fripées, font découvrir une sous- couche transparente inattendue. La superposition de ces couches calme la couleur du fond ainsi que celle de toutes les formes qui s’y trouvent immobilisées, et nous donne une impression de profondeur. Ces formes, ces représentations synthétiques de fleurs, cette concentration d’algues et de feuilles palmées sont réalisés à partir d’éléments issus de la nature que l’artiste colore parfois: des coquilles d’œufs, des grains de sable fins, ou des débris de plantes.
Les dessins ne sont pas moins intéressants que les collages.
Certains sont exécutés à l’encre, à la tempéra dans des tons pastels, ou encore à l’aide de crayons de couleur, d’autres, monochromes, sont réalisés avec de l’encre noire et de la tempéra blanche. Le tracé du dessin est constitué par une ligne fluide qui se contorsionne, vibrante et floue. Dans sa dynamique interne et vivante, cette ligne forme ce qu’elle veut. Tout comme des notes de musique sur la partition, on sent qu’elle peut devenir la source de sons inattendus grâce à l’arrêt soudain du tracé sur le papier. Elle peut passer ensuite à une autre surface colorée, ou au contraire, s’étirant brusquement dans une luxuriante blancheur, noirceur ou grisaille, elle prend une forme fibreuse, et juteuse avant de poursuivre un nouveau chemin.
La création artistique de Sophie Prins-Gapinski, ethnologue, anthropologue, restaurateur d’œuvre d’art et peintre, est l’expression d’une personnalité intellectuelle et artistique fertile qui essaie de « toucher » l’essence de la nature de manières diverses. Sa recherche se fait à travers l’expression picturale de fragments ou de détails suspendus dans le temps. Son travail fait penser aux poèmes haïku. Les vues de la nature crées par l’artiste sont également empreintes de musique. Celle présente dans la nature l’inspire et celle qu’elle entend lui permet de créer des compositions mystérieuses.
Dans l’interprétation de Sophie Prins-Gapinski l’harmonie est une idée qui relie la réalité de la nature à celle de l’art et de la science.
Hanna Strychalska,critique d’art, in BIK Bydgoszcz /11/2010